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Burundi. La libération de Floriane Irangabiye, une mesure bienvenue, mais qui n’a que trop tardé
En réaction à la libération de la journaliste burundaise Floriane Irangabiye le 16 août 2024, Sarah Jackson, directrice régionale adjointe pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International, a déclaré :
« Si nous nous réjouissons de la libération de Floriane Irangabiye, elle n’aurait cependant jamais dû passer une seule nuit derrière les barreaux simplement pour avoir exercé ses droits humains. Nous sommes heureux et soulagés qu’elle ait retrouvé sa famille après deux longues années de détention arbitraire.
« Alors que les élections législatives et locales sont prévues en 2025, Amnesty International appelle le gouvernement burundais à prendre des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin à la répression de l’espace civique, en particulier à l’utilisation d’accusations liées à la sécurité de l’État pour réduire au silence les journalistes, les défenseur·e·s des droits humains et les militant·e·s. Les autorités doivent respecter les obligations nationales et internationales du Burundi en matière de droits humains et garantir les droits fondamentaux de tous et toutes dans le pays. »
Si nous nous réjouissons de la libération de Floriane Irangabiye, elle n’aurait cependant jamais dû passer une seule nuit derrière les barreaux simplement pour avoir exercé ses droits humains. Nous sommes heureux et soulagés qu’elle ait retrouvé sa famille après deux longues années de détention arbitraire.
Sarah Jackson, directrice régionale adjointe pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Amnesty International
Background
Floriane Irangabiye a été arrêtée à Bujumbura le 30 août 2022 alors qu’elle était en visite au Burundi depuis le Rwanda où elle résidait à l’époque. Le 2 janvier 2023, elle a été condamnée à 10 ans d’emprisonnement pour avoir porté « atteinte à l’intégrité du territoire national ». Elle a été condamnée à l’issue d’un procès entaché de graves irrégularités, au cours duquel le ministère public s’est fondé sur des propos qu’elle avait tenus dans le cadre d’une émission sur Radio Igicaniro, une plateforme en ligne exilée, lors de laquelle elle et d’autres personnes invitées avaient vertement critiqué le gouvernement du Burundi. Le ministère public n’a présenté aucun élément indiquant qu’elle incitait à la violence pour renverser le gouvernement.
Amnesty International appelle le gouvernement burundais à prendre des mesures immédiates et efficaces pour mettre fin à la répression de l’espace civique, en particulier à l’utilisation d’accusations liées à la sécurité de l’État pour réduire au silence les journalistes, les défenseur·e·s des droits humains et les militant·e·s.
Sarah Jackson
Les appels interjetés par Floriane Irangabiye contre sa condamnation ont été rejetés à deux reprises par les tribunaux. Le 14 août 2024, le président Evariste Ndayishimiye a signé un décret lui accordant une grâce totale. L’information a été rendue publique le 15 août 2024, et Floriane Irangabiye a été libérée de prison dans la soirée du 16 août 2024.
Floriane Irangabiye allait faire partie de l’édition 2024 de la campagne mondiale Écrire pour les droits d’Amnesty International.
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