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Hongrie. Les autorités doivent arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le remettre à la Cour pénale internationale

En réaction aux informations selon lesquelles le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a invité et prévoit d’accueillir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en Hongrie mercredi 2 avril 2025, Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques d’Amnesty International, a déclaré :

« Le Premier ministre Benjamin Netanyahou est un criminel de guerre présumé, accusé d’avoir utilisé la faim comme méthode de guerre, attaqué intentionnellement des civil·e·s et commis les crimes contre l’humanité de meurtre, de persécution et d’autres actes inhumains. En tant qu’État membre de la Cour pénale internationale (CPI), la Hongrie doit l’arrêter s’il se rend dans le pays et le remettre à la Cour. S’il effectue une visite dans un État membre de la CPI qui n’aboutit pas à son arrestation, cela encouragera Israël à continuer de commettre des crimes contre les Palestinien·ne·s dans le territoire palestinien occupé.

« La visite annoncée de Benjamin Netanyahou est en fait une manœuvre cynique visant à saper la CPI et son travail, ainsi qu’une insulte aux victimes de ces crimes qui se tournent vers la Cour pour obtenir justice. L’invitation de la Hongrie témoigne d’un mépris pour le droit international et confirme que des criminels de guerre présumés recherchés par la CPI sont les bienvenus dans les rues d’un État membre de l’Union européenne.

« La visite de Benjamin Netanyahou en Hongrie ne doit pas devenir un indicateur de tendance de l’avenir des droits humains en Europe. Les dirigeant·e·s européens et mondiaux doivent sortir de leur silence honteux et de leur inaction, et demander à la Hongrie d’arrêter Benjamin Netanyahou au cours d’une visite qui tournerait en dérision les souffrances des victimes palestiniennes du génocide perpétré par Israël à Gaza, de ses crimes de guerre dans d’autres zones du territoire palestinien occupé et de son système d’apartheid  bien établi à l’encontre de tous les Palestinien·ne·s dont il contrôle les droits.

« Amnesty International demande au procureur de la CPI d’enquêter sur tous les crimes commis par Israël et d’engager des poursuites. La Hongrie doit faire de même en application des principes de la compétence universelle. Les dirigeants puissants, comme Benjamin Netanyahou, accusés par la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ne doivent plus jouir de la perspective d’une impunité perpétuelle. « La CPI a été mise sur pied afin que les victimes de génocide et de crimes relevant du droit international obtiennent justice, et que les crimes qui choquent la conscience humaine ne s’accompagnent  » plus jamais  » d’impunité. En  » donnant du pouvoir à la justice « , la CPI est aujourd’hui confrontée à un retour de bâton au niveau mondial de la part de dirigeants puissants qui cherchent à saper l’état de droit international et à éliminer toute perspective de les voir répondre de leurs actes. »

Complément d’information

En novembre 2024, la CPI a décerné des mandats d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et de l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, ainsi qu’à l’encontre de Mohammed Diab Ibrahim Al Masri, commandant des brigades Ezzedine al Qassam.

Depuis, des leaders d’États membres de la CPI, comme la France, l’Allemagne, l’Italie, la Hongrie et la Pologne, ont déclaré ou laissé entendre qu’ils n’arrêteront pas Benjamin Netanyahou s’il se rend dans leurs pays respectifs. En outre, les États-Unis ont adopté des sanctions à l’encontre du procureur de la CPI, Karim Khan.

Un principe fondamental du Statut de Rome qui a fondé la CPI est que toutes les personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrêt décerné par la CPI doivent être arrêtées et remises à la Cour sans invoquer l’immunité lorsqu’elles se trouvent sous la juridiction des États membres de la CPI, y compris sur leur territoire.

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